Parents amoureux = Enfants heureux

  • 26 févr. 2019

par Stéphanie

 Quelle est l’influence de notre couple sur l’éducation et le bien-être de nos enfants ? 

L'abandon est l’angoisse n°1 de nos enfants, et ce à tout âge. Cette peur profonde de se retrouver seul ou rejeté par ses parents est bien évidemment plus forte chez un nourrisson, complètement dépendant de nous pour sa survie, que chez un adolescent qui arrive à gérer cette angoisse avec plus ou moins de succès.

L’un de nos principaux objectifs de parents sera de conforter nos enfants dans l’idée que rien ni personne ne pourra les séparer de nous. Un des facteurs, qui participe à les rassurer, est de voir que leurs parents s’aiment et sont heureux d’être ensemble.

Dans son ouvrage « Chacun cherche un père », le professeur Marcel Rufo, le célèbre pédopsychiatre marseillais, représente la famille de la façon suivante : l’enfant se trouve au cœur d’une maison, la maman étant les murs et le toit qui entourent l’enfant et le père est la clôture qui assure la sécurité de cette maison ainsi que celle de leur trésor précieux. Lorsque les enfants ressentent l’harmonie du couple formé par leurs parents, ils se sentent en profonde sécurité et leur angoisse diminue.

À l’inverse dès que le ton monte un peu entre leurs parents, les enfants pensent immédiatement qu’ils ne s’aiment plus et que leur précieuse sécurité est menacée. Ils dramatisent et prennent à cœur la moindre altercation : « Si Maman est capable de ne plus aimer Papa et Papa capable de ne plus aimer Maman, alors ils sont capables de ne plus m’aimer moi non plus. » Et voilà notre fameuse angoisse d’abandon qui rapplique force 10 ! Vos enfants sont irritables, capricieux et pleurent pour ce qui vous paraît être un rien. Ils sont en réalité, en train d’extérioriser la forte tension que cette situation crée en eux et ils recherchent par tous les moyens la preuve de votre amour inconditionnel : « Il faut que je sois sûr qu’ils m’aiment, s’ils continuent de m’aimer après cet énorme bêtise, alors c’est qu’ils m’aiment vraiment.»

C’est pour cela qu’il est recommandé de régler vos problèmes et d’avoir vos discussions sérieuses hors présence de vos enfants. Une chose vous fait partir au quart de tour, minimiser votre réaction, quand vos enfants sont dans les parages.

Si vous désirez que vos enfants soient des conjoints calmes, attentionnés, réfléchis et compréhensifs, (pourquoi ne pas être idéaliste ?) vous vous devez d’adopter un comportement exemplaire en leur présence. Il ne s’agit pas d’enjoliver la réalité ou de la leur cacher, mais les enfants n’ont aucun besoin d’être les témoins de vos problèmes de couple. Vous pouvez choisir un moment pour leur expliquer calmement que Papa et Maman s’aiment et que s’aimer c’est aussi dire lorsque nous ne sommes pas d’accord, qu’ils n’ont pas à s’inquiéter et que ce sont des histoires de grands sans gravité.

 Ces situations de conflits sont jugées malsaines par les spécialistes de l’enfance et destructrices de leur schéma affectif familial. « L’enfant a besoin de ses deux parents pour se structurer dans son intelligence comme dans son affectivité. » Françoise Dolto les étapes majeures de l’enfance.

 Votre comportement est enregistré dans l’inconscient de vos enfants et il est très probable qu’ils le reproduisent plus tard sur leur futur conjoint.

Une relation de couple trop tactile et fusionnelle n’est pas non plus très saine pour vos enfants.

« La tendresse fait partie de l’amour parental et filial, […] mais on ne peut pas traiter un enfant comme un petit chaton. […]  C’est un homme ou une femme en chemin, avec toute la sensualité et l’émoi d’un homme ou d’une femme en devenir. […] Tout ce qui apporte une volupté sensuelle surtout muette est très dangereuse dans la vie imaginaire d’un enfant. […] Certains enfants sont très jaloux du parent du même sexe que lui […] et s’embrasser devant eux est très cruel. […] C’est leur mettre sous les yeux, leur impuissance d’enfant à aimer et à être aimés comme se le prouvent les adultes. Trop de parents s’amusent de leurs enfants et jouent de leurs sentiments, c’est très dangereux et cruel. » Françoise Dolto-Les étapes majeures de l’enfance

Tenons compte des propos de Mme Dolto, célèbre psychanalyste, et maîtrisons nos ardeurs en présence de nos enfants !

La bonne résolution : une vie de famille bien or-ga-ni-sée

  • 17 févr. 2019

par Stéphanie

Après l’excitation des fêtes de fin d’année, des cadeaux et des repas riches en cochonneries, comment reprendre le bon rythme qui recadrera nos petits anges ?

Les parents savent bien que la folie des vacances de Noël a transformé leurs adorables enfants disciplinés en diablotins surexcités qui se sont gavés de friandises et retrouvés couverts de cadeaux, tellement ils ont été sages l’an passé.Ces deux semaines où il y a eu un nombre incalculable d’entorses aux règles établies et respectées le reste de l’année, ont certainement fait miroiter à nos chers bambins le début d’une nouvelle ère : celle de la liberté et de l’anarchie ! Et bien non ! Il est temps de remettre les choses dans l’ordre et surtout d’expliquer clairement qu’à partir du 3 janvier (le temps de décuver de la Saint Sylvestre), les repas équilibrés, les passages dans la salle de bain et le rituel du dodo reprendront à heure fixe.

Tous les spécialistes de l’enfance le disent, les habitudes et rituels structurent le psychisme des enfants et leur procurent un profond sentiment de sécurité. Et plus votre enfant se sent en sécurité, moins il est angoissé, et moins il est angoissé, moins il est pénible ! C’est magique! 

 

La journée d’un enfant dès sa sortie de la maternité jusqu’à ses douze ans environ, doit se dérouler de la même façon, dans les grandes lignes et dans la mesure du possible, cela va de soit. En voici les raisons :

 1. Si votre enfant est jeune ou nourrisson, le fait de prendre conscience que chaque journée se passe exactement comme la précédente, pour les événements importants de celle-ci, réduit les sentiments d’insécurité et d’angoisse qu’ils vivent tous en se demandant si vous serez là quand ils se réveilleront de la sieste, à l’heure des parents à la sortie de la crèche ou de l’école ou encore lorsque vous n’êtes plus dans leur champ de vision.

Être certains de ce qu’il va se passer leur permet de supporter la séparation d’avec vous, de gérer cette grande frustration en s’appuyant sur cette habitude mémorisée à force de se produire.

 2. Cette routine permet également d’asseoir votre autorité.

En effet, aucune contestation n’est possible lorsque les choses se déroulent toujours dans le même ordre et vers la même heure. « Tu finis ton jeu dans 5 minutes car c’est bientôt l’heure d’aller au bain. -Mais Maman… - Il n’y a rien à dire c’est comme ça, pas autrement, je viens te préparer au bain dans quelques minutes et on jouera ensemble dans la salle de bain. » À dire de votre plus belle voix, douce, ferme et mélodieuse !

Cela fonctionne aussi pour un « pré ado », si depuis qu’il est né, à 19h, il a eu son temps de loisir, fait ses devoirs, s’est douché et est en pyjama en attendant l’heure du dîner. Une contestation se profile à l’horizon ? Rappelez-lui que c’est comme ça depuis toujours et que cette organisation vous permet de faire tout ce qui vous incombe en ayant un temps pour vous et votre conjoint(e), une fois qu’il est au lit,et que c’est essentiel à votre bien-être.

 3. Avoir une organisation fixe et un peu rigide vous cadrera également. Vous  serez moins (et peut-être plus du tout) envahis par ce sentiment d’être débordés et pressés comme un citron, dès que vos enfants sont dans les parages. Plus votre organisation est fidèlement répétitive, moins il y a besoin d’improviser, de trouver l’idée géniale en même temps que vous cuisiner, faites le repassage, aidez aux devoirs, gérez les disputes, préparez le dossier de présentation de votre réunion du lendemain, ou tout ce qui vous fait penser que 24h ne suffisent pas dans une journée !

 

N’oubliez pas de ritualiser également l’endormissement de votre enfant dès sa naissance et tant qu’il a du mal à s’endormir seul ou se réveille dans la nuit. Votre enfant doit toujours s’endormir sans votre présence, sinon il sera dépendant de vous pour trouver le sommeil et ce pour quelques années.

J’espère que ces quelques explications et conseils vous auront motivés à plus de rigueur pour le bien-être de toute la famille !

Il est évident que ce n’est pas facile à appliquer tous les jours mais gardez ces idées en tête elles pourront vous aider !

 « La raison d’être d’une organisation et de permettre aux gens ordinaires de faire des choses extraordinaires. » Peter Drucker, théoricien américain du management.

 

« Mon enfant pleure toujours pour un rien ! »

  • 17 févr. 2019
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  • enfant,
  • comportement,
  • émotions

par Stéphanie

Les  enfants  sont  un vrai bonheur : ils râlent, pleurnichent, crient, protestent, se plaignent, quémandent à longueur de temps et surtout auprès de leurs cibles préférées : leur papa et leur maman.

Quelles sont les raisons de ce comportement ? Comment faire pour atténuer les réactions démonstratives ? Pouvons-nous transformer notre enfant pleurnicheur en enfant qui voit la vie du bon côté ? 

Tout d’abord il faut comprendre ce qui provoque les pleurs et les plaintes de votre enfant. Aletha Solter, psychologue suisse-américaine spécialiste du développement, explique qu’un enfant ne pleure absolument JAMAIS sans raison : du moment qu’il y a des larmes, une tension est évacuée. Culturellement, nous disons toujours aux enfants de ne pas pleurer, d’être des grands, surtout pour les garçons. Mais cette psychologue, qui a publié de nombreux ouvrages dont « Bien comprendre les besoins de votre enfant » chez Jouvence éditions, recommande au contraire de laisser les enfants exprimer leur mal être, de ne pas y accorder plus d’importance que cela en a réellement, mais de prendre en considération cette tension accumulée  qui a besoin de sortir.

Blâmer votre enfant ne fait qu’empirer la situation. Quelque chose s’est passé à un moment de sa journée, parfois même plusieurs petits incidents qui ont lui causé une émotion, créé une frustration qu’il n’a pas pu exprimer et qu’il a donc gardé en lui. À la moindre déception supplémentaire, il est possible que le seuil de tolérance soit atteint et que les vannes s’ouvrent. Pour une chose qui peut être passée inaperçue pour vous ou que vous considérez comme bénigne, votre enfant ou plutôt le système nerveux de votre enfant va vous signaler que pour lui s’en est trop et qu’il faut faire sortir la pression avant que ce ne soit une réaction encore plus excessive.

Il faut également prendre en considération que chaque enfant est différent et réagit à sa façon aux agressions, déceptions et frustrations de la vie. En effet, la plus ou moins grande sensibilité du système nerveux est déterminée par de nombreux facteurs : certains sont innés, voire génétiques, d’autres font plutôt partie du caractère, de la personnalité, enfin il y a les facteurs environnementaux dont vous faites partie.

Votre comportement lors de ces crises de larmes est très important. En effet, si vous montrez à votre enfant que son chagrin compte, s’il se sent compris et soutenu au lieu de se faire disputer et rabaisser par un « tu pleures pour rien, comme un bébé » en assistant à votre agacement, son mal être passera plus vite, puisque rien ne l’aura empêcher de sortir.

Dans ces cas-là il faut être rassurant et compréhensif, même si intérieurement cette réaction vous énerve fortement. Vous êtes un adulte, prenez sur vous et ne passez pas vos nerfs sur votre enfant. À ce propos, puisque vous êtes son modèle déifié, si votre enfant observe des adultes qui gardent leur sang froid, s’expriment en paroles calmes mais fermes plutôt qu’en gestes agressifs et s’il comprend qu’il n’y a pas de honte à pleurer, vous avez de plus grandes chances d’obtenir un enfant qui se calmera plus vite.

Les frustrations et déceptions sont inévitables, elles sont même indispensables à une bonne éducation puisque cette dernière nous préparent à affronter la vie, qui n'est pas toujours simple.Plus vous essaierez de protéger vos enfants, en leurs donnant ce qu’ils réclament de façon injustifiée, en évitant la confrontation à une réalité qu’ils peuvent comprendre et accepter selon leur âge, moins ils seront armés face aux aléas de la vie et moins leur système nerveux sera entraîné à supporter ces émotions négatives.

Donc lorsque notre enfant pleure, nous ne disons plus que ce n’est rien, qu’il n’est qu’un bébé chouineur en le sommant d’arrêter immédiatement sinon nous lui donnons une raison valable à nos yeux de pleurer, mais nous le prenons dans nos bras de sorte à l’apaiser ou nous avons du moins un geste réconfortant en lui disant que nous comprenons qu’il a besoin de pleurer, que c’est bien qu’il fasse sortir son mécontentement et que ça ira mieux ensuite. L’enfant peut ne pas savoir pourquoi il pleure, donc n’insistons pas à en connaître les raisons s’il n’arrive pas à les donner.

De plus, si votre enfant apprend à se laisser aller à ses émotions, il sera une personne plus agréable à vivre qui saura s’exprimer quand il va mal et ne fera pas subir son énervement à son entourage.

Avoir de l'Autorité, mais pour quoi faire ?

  • 17 févr. 2019
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  • autorité,
  • parent,
  • enfant,
  • éduquer

par Stéphanie

Anne BACUS est docteur en psychologie, psychothérapeute et mère de 2 enfants.

Dans son ouvrage, L'autorité pourquoi, comment, elle donne de nombreux conseils pratiques pour exercer sereinement notre autorité.

Voici quelques éléments importants, selon ma vision de l'éducation, de l'introduction, qui j'espère, vous donneront envie de le lire et surtout d'appliquer ses conseils.

" La discipline et l'autorité sont une part importante de l'éducation. Ce n'est pas la part la plus facile, ni la plus agréable, mais bien menée,elle contribue à structurer l'enfant, à lui donner un équilibre.

Elles rendent la vie en société moins conflictuelle et plus agréable pour chacun.

Leur but est de construire des adultes capables de mener l'existence q'ils auront choisie.

La discipline, bien que contraignante, n'a pas besoin d'être douloureuse.

Discipliner signifie enseigner et non punir ni infliger une souffrance.

Eduquer semblait plus simple autrefois car le monde lui-même était plus simple. On élevait ses enfants comme on avait été élevés. Les influences extérieures telles que la télévision, l'école, les copains, la vie sociale, étaient moins importantes. Il existait certains consensus sur la manière d'éduquer. Les parents ne se posaient pas autant de questions. L'affection et le respect étaient une obligation, un dû, pas de crainte à avoir de ce côté-là. Ils frustraient leurs enfants ou se fâchaient la conscience tranquille.


Mais depuis une vingtaine d'années, les parents sont tous devenus plus ou moins psychologues. Les magazines les abreuvent de conseils, ils ont compris qu'ils ne doivent plus agir de la même façon que leurs propres parents, qu'il leur faut devenir des experts de l'éducation.Sinon leurs enfants risquent toutes sortes de traumatismes.

Etre parent est devenu un métier

L'exigence de la perfection s'est doublée d'un sentiment aigu de culpabilité. La crainte d'être défaillant est palpable : "Je n'en fais pas assez, je ne profite pas assez de mon enfant." Si les effets positifs sont évidents en terme d'échanges, de respect de l'enfant et d'ouverture sur le monde, cela a aussi abouti à une perte de repères.

Beaucoup de parents se sentent perdus, pris entre des injonctions contradictoires. Interdire devient une mission quasi impossible. Est-ce légitime d'empêcher ou d'exiger ? L'enfant donnant un sens à leur vie, comment alors supporter sereinement son agressivité et son rejet ?

Pourtant, la frustration à doses raisonnables est structurante, et les limites aident l'enfant à maîtriser ses pulsions. J'espère parvenir à vous en convaincre. De certains conseils, les parents disent que c'est trop simpliste, qu'ils ont déjà essayé, trop laxiste, ne marchera jamais, trop sévère, jamais je ne me comporterai comme cela avec mon enfant.

Vous trouverez dans ce livre de nombreuses techniques très concrètes utilisables dans différentes situations. Elles devraient vous épargner de :

- crier, tempêter, répéter cent fois les mêmes demandes

- entrer dans des argumentations, négociations et justifications sans fin

- frapper

Surtout n'appliquez que ce qui vous semble juste. Vous êtes le seul spécialiste de votre enfant. La meilleure attitude consiste à essayer, assez longtemps et avec suffisamment de conviction pour que votre changement de méthode ait une chance de donner un résultat favorable et durable.

Mes expériences professionnelles et personnelles m'ont permis de constater combien les enfants sont différents, y compris au sein d'une même fratrie. Certains sont faciles à élever et à discipliner. Ils perçoivent très vite les avantages qu'il y a à accepter les règles de base auxquelles tiennent tant leurs parents. Avec eux, encourager, recadrer si nécessaire, cela suffit. D'autres enfants sont plus réfractaires, ils posent davantage de difficultés à leurs parents. Pour ceux-là, les méthodes à appliquer seront différentes. Tous traversent des périodes plus souples ou plus oppositionnnelles.

Quand vous aurez fini ce livre, vous aurez une vue d'ensemble et une autre approche de l'éducation. Vous y trouverez, je le souhaite, une nouvelle confiance en vous, dans vos compétences parentales. Vous serez tout à fait à même de faire un choix parmi toutes ces techniques et de décider de votre attitude, en fonction de la situation qui se présente, de votre enfant et de votre culture familiale."

À vous de jouer !